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Ludwig Kain
Joueur de violon de rue / Prostitué

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Joined: 11 Oct 2007
Posts: 11

PostPosted: Fri 19 Oct - 09:40    Post subject: pique-nique Reply with quote

Les jours étaient montés très vite, ou peut être que c’était la nuit qui avait était plus courte qu’on ne le pense pour Ludwig, il n’en savait trop rien, ni où il était ni ce qu’il y faisait encore, depuis quelques temps, pour être précis depuis son arrivée à Paris tout lui semblait si bouleversant qu’il lui arrivait d’en oublier les actions de la veille, la drogue aidant à ces quelques oublis.
Mais on ne pouvait pas dire que c’était si déplaisant que ça, allongé sur le ventre le corps nu le soleil vint titiller ses longs cils encore clos.
Ce soleil pervers qui vous ramène toujours à la dure réalité perçait par le petit écart des lourdes tentures rouge qui ornaient la chambre dans laquelle il se trouvait, remuant un peu dans les draps de soierie il finit par se laisser tirer au dehors de ce sommeil qu’il aurait pourtant bien mérité.
Se redressant sur ses mains il pivota la tête de droite a gauche cherchant où il pouvait se trouver, il ne fallut pas longtemps à ses yeux gris pour deviner qu’il n’était pas dans sa chambre attitrée.
Non il avait fini par s’assoupir la veille dans ses multiples ébats avec son propriétaire, Marius, ça n’avait pas été de tout repos le lit avait tremblé comme les murs avaient du être imprégnés de leur cris de plaisir.
Il en avait encore les traces bien marquées sur le corps, suçons, griffures, et tout ce qui s’ensuit. Se retournant il glissa une main dans ses cheveux bien trop longs aujourd’hui…
Conscient de ne pas être à sa place il chercha du regard son compagnon de jeux nocturnes, mais nul doute la chambre était à cette heure vide, et à en juger du soleil bien présent il devait se faire tard. Glissant doucement en dehors des draps se reflétant dans le long miroir qui lui faisait face il conclut que le plus important en ce moment était de se nettoyer un peu les traces de semence de la veille qui avaient coulé entre ses cuisses et laisser leur marque.
Temps d’effort, temps de passion on ne pouvait nier que le conte Thorne états une personne des plus perverses mais aussi des plus hautement douée, il arrivait à redonner goût à toute chose qu’il touchait.
Ludwig se glissa donc hors de cette chambre sans se faire voir, sachant au combien il serait mauvais pour lui comme pour Marius de se faire prendre…
Avançant dans le couloir à pas de loup il rejoignit ce qui était sa propre chambre depuis maintenant 4 semaines, rien à voir avec la somptueuse chambre de son maître, mais elle était rien qu’à elle deux fois comme l’appartement où lui et sa mère avaient vécu si longtemps.
Sans plus tarder se lavant se préparant Ludwig fini par descendre à la recherche de son maître, ne sachant que faire dans ce monde nouveau.
Il avait beau avoir arpenté cette maison, apprit à connaître certaines personnes il s’y sentait toujours étrange et ne savait comment occuper ses après midi quand Marius n’avait besoin de lui …
Marchant à pas feutrés frôlant les murs comme pour ne pas déranger l’ordre et le silence qui régnaient en ce lieu.
Passant devant le salon dont la porte entrouverte laissait filtrer des voix Ludwig stoppa, un éclat de voix venait de le paralyser sur place, il s’agissait de celle de la belle mère de Marius, celle-ci avait épousé le père de Marius, quelque mois à peine après la mort de sa mère, et cela Marius lui avait appris.
Apparemment le jeune comte avait perdu sa mère très tôt et n’avait jamais retrouvé en sa marâtre une mère, d’après ce que pouvait en déduire Ludwig de par les quelques attitudes de celle-ci, elle semblait pourtant adorer son beau-fils , quand il était revenu d’Angleterre tous deux , elle l’avait accueillie par de grandes accolades l’avait maintenu longtemps sur sa poitrine généreuse, lui murmurant à l’oreille des mots que Ludwig n’avait pu comprendre, ne maîtrisant pas encore l’art de la langue française, elle avait après cela offert à ce dernier beaucoup de présents en fait il n’y avait pas un jour ou Marius ne se voyait pas offrir un présent.
Mais étrangement rien de ce que la femme ne pouvait faire ne semblait convenir à Marius comme si elle ne pouvait avoir grâce à ces yeux.
Quand Ludwig lui avait parlé d’elle Marius étais étrangement devenu violent, cherchant à le faire taire il l’avait plaqué violemment contre la porte de la chambre et l’avait pris sauvagement, ne lui laissent aucune chance d’en apprendre plus...
Ho il en avait souffert Marius n’avait pas lésiné le blessant, au point qu’il lui avait fallut trois jours pour se remettre de cette mésaventure.
Il pensait que Marius allait le renvoyer aussi vite qu’il n’avait décidé de faire de lui sien, et il se voyait déjà errer dans les rue de Paris, mais il n’en fut pas ainsi, la semaine se passa puis Marius revint, sûrement lassé de son nouveau jouet.
Car il était clair pour Ludwig qu’il n’était qu’un jouet entre les mains de cet homme, comme il l’avait été dans tant de mains.
Toutefois Marius avait réussi à faire taire Ludwig, celui-ci ne poserait plus jamais de question au sujet de la belle mère de ce dernier.

La voix présente montait, on pouvait sentir l’ampleur de la colère de la jeune femme, car celle-ci était guère plus âgée que lui, une quinzaine d’année tout au plus, comparé à son époux qui en avait facilement plus de 30 que son propre fils… Lui-même plus âgé que Ludwig…
Celui-ci poussé par la soif de savoir, et par la curiosité naissante approcha de l’entrebâillement de la porte, qui donnait sur le salon familial, glissant un regard il découvrit que la femme arpentait de droite à gauche la pièce discutant avec son époux de façon plus que emporté au sujet de leur fils…
Qu’avait bien pu faire Marius pour mettre cette femme en colère d’une telle façon.
Le gros souci c’est que la moitié des mots que récupérait Ludwig lui semblait si compliquée si dur a comprendre que le véritable sens lui en échappait …
Plongé dans cette conversation il ne sentit pas approcher dans son dos, une personne sournoise aussi souple et féline qu’une panthère qui glissa doucement un bras autour de sa taille et une main sur sa bouche avant de lui murmurer a l’oreille…

Marius : « Et bien on écoute aux portes maintenant… »

Il ne fallut qu’une fraction de seconde pour identifier celui qui venait de le surprendre, son maître venait de lui tomber dessus et semblait s’amuser de le prendre en faute dans une telle situation…
Il avait bien faillit le faire mourir de peur sur le coup, mais au fond que pouvait-il lui arriver de pire que de se voir mis dehors.
Marius relâcha sa main de sa bouche, mais maintint la prise sur ses hanches, tout en mordillant le lobe de son oreille ce qui tira un petit gémissement à Ludwig….

Marius :« Je suis monté te chercher et tu n’étais plus là, j’ai crus que tu t’étais sauvé, mais en fait tu jouais les petits curieux »

Ce qui se passait dans la salle à côté alors que son nom était cité ne semblait en aucun cas l’atteindre …
Alors que pour Ludwig ce genre de chose aurait depuis longtemps poussé le jeune homme à pénétrer dans la pièce pour demander ce qu’on lui reprochait.

« Je … je vous cherchais »


Marius : « oui je ne suis pas dans cette pièce que je sache »


Ludwig fronça le sourcil il ne fallait pas pousser bobonne se dégagant il s’apprêtait à s’en aller, quand Marius se saisit de son bras

Marius : tu comptes aller où comme ça ??

« Je remonte dans ma chambre là au moins je ne serais pas tenté d’écouter aux portes quand votre nom et le mien seront cités dans un lieu où on ne se trouve pas
»

Ce qu’on ne pouvait nier chez Ludwig c’est que malgré sa docilité à se laisser étendre sur le ventre il n’en gardait pas moins ce caractère dominant qui poussait souvent les semes à vouloir le briser de force et les ukes à être charmés par lui.

Marius : « ha non toi tu viens avec moi aujourd’hui on va se balader, j’ai rendez vous avec des connaissances à moi pour un pique-nique »


« Que grand bien vous fasse, mais je ne vois pas pourquoi je vous suivrai pour encore être accusé d’espionner vos petites conversations »

Marius ne laissa pas Ludwig finir ses doigts se saisirent de sa gorge et il colla celui-ci contre le mur faisant un bruit sourd qui coupa la discution dans la pièce à coté

Marius : « tu es à moi tu obéis tu viens »


Ses mots étaient glaciaux son regard tout autant et Ludwig n’aurait pas démordu si la porte du salon ne s’était pas ouverte sur le père et la belle mère de Marius qui venaient à peine de le lâcher

Marius- « père, madame »


Belle mère-« que se passe t’il ?? »


Demanda la jeune femme regardant Marius puis Ludwig. Ce dernier avait toujours cette étrange sensation de lire dans son regard la même expression que sa mère : celle de haine.

Marius-« rien qui vous concerne »

Belle mère-« monsieur Kain ?? »

Ludwig regarda la femme lui demander de quoi il s’agissait mais que répondre à cette dernière ? Votre beau-fils m’a sorti du trou pour me conduire dans un autre, parce que je me laisse prendre dans toute les poses, que je réponds à ses fantasmes contre de la drogue, contre un peu de plaisir et d’oubli de moi-même ?
Il n’y avait rien à répondre et Marius l’interpella vivement alors qu’il s’éloignait, et à choisir Ludwig prit la décision de suivre ce dernier lui emboîtant le pas avec un simple pardon pour la jeune femme.
Tous deux sortirent dans le jour nouveau, Ludwig avait toujours préférer la nuit, il s’y sentait moins sale, il avait l’impression que les marques de son passé se lissaient moins sur son corps.
Le silence régnait dans la calèche et Marius était plongé le regard par la fenêtre, il semblait admirer le paysage qui défilait devant ses yeux verts. Alors que de son côté Ludwig mordeait ses lèvres pour ne pas hurler à l’injustice.
Il ne fallut pas plus d’un petit quart d’heure pour rejoindre le bois de Boulogne , lieux idyllique pour les balades, des jeunes couples s’y promenaient, et de nombreux artistes y venaient chercher l’inspiration auprés de la nature…
A peine descendu de la calèche que trois jeunes hommes approchaient, trois jeunes damoiseaux des plus bien mis au bras du plus âgé un jeune homme de la vingtaine une ravissante jeune femme au teint aussi pâle que la neige et aux cheveux blonds semblait s’accrocher. Marius sembla hypnotisé. Ludwig avait depuis bien longtemps compris que Marius était charmeur il arrivait à emballer les femmes d’un regard, sa grand beauté séduisait tout le monde même lui, mais Marius n’aimait pas les femmes, et c’est sûrement le jeune homme à son bras qui l’attirait bien plus que elle.
La conversation partit directement entre tous ses gosses de riche et le jeune comte…
Celui-ci semblait oublier comme l’avait pensé Ludwig, jouet mis au placard une fois que de nouvelles poupées apparaissent, allait-il sans plaindre ?
Non, il en profita même pour s’éloigner de ses fioritures qui lui semblaient si souvent abjectes, il regrettait simplement de ne pas avoir pu prendre son violon pour trouver le temps moins long…
Marchant seul il s’éloignait gardant toutefois un œil sur son maître…
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Lui Von Rosenstrauch
Commerçant / Prostitué de luxe

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Joined: 20 Oct 2007
Posts: 16
Localisation: Dans ton *** Chéri.

PostPosted: Wed 24 Oct - 22:44    Post subject: pique-nique Reply with quote

Hmmmm... quel plaisir d'être ainsi réveillé par les rayons d'un soleil encore timide dont les bras passaient entre les persiennes de sa fenêtre entrouverte... laissant ainsi passer la fraicheur matinale de l'automne. Prisonnier de ses draps de coton, Lui n'avait pas ouvert les yeux tout de suite, préferant profiter tant qu'il en était encore temps des brumes ensomeillées qui dissipaient ses sens et rendaient la vie plus douce encore que le parfum de certains thés en bas de chez lui qui attendaient sagement dans leur boîte qu'on vienne les goûter.
Ce fut une petite demie heure plus tard qu'il entendit frapper à la porte, le forçant à sortir de ses songes. Dans un faible gémissement de satisfaction, il s'étira tel un petit chat repus de lait avant de se lever mollement et de ramener la masse de ses cheveux roux en un grossier chignon tenu par un ruban violet.

Lorsqu'il ouvrit la porte, vêtu d'une simple culotte (vous savez, ce truc super classe avec les boutons derrière pour quand on va aux toilettes...), il appuya son front contre celle ci en voyant qui avait prit la peine de venir le voir. Un sourire mi charmeur mi endormi qui faisait tout son charme pendu à ses lèvres, il demanda alors, tortillant une boucle rousse qui dépassait de son chignon autour de son index:

"Que me vaut ce plaisir monseigneur?"

Devant la porte, se trouvait un homme fort grand, massif et richement habillé. Son haut de forme était du même tissu que son costume trois pièces et ses chaussures vernies refletaient l'image de sa canne d'ébène qu'il tenait dans sa main droite.

"Mon joli, aujourd'hui je vais marcher un peu avec quelques amis... voudrez vous m'accompagner?"

Evidemment, Lui ne ratait jamais une occasion comme celle-ci de faire de nouvelles rencontres qui sait, décisives quant à l'argent qu'il allait se faire. Il acquiessa, s'approchant de l'homme afin de caresser sa joue du bout de son index pour l'inviter à entrer. Bien-sûr le bourgeois n'aurait pas le droit de franchir la limite imposée par les tentures de velours que le jeune commerçant avait installé exprès pour les visites imprévues... lui aussi avait son jardin secret.
Disparaissant derrière les pans de tissu, Lui se dépecha de se préparer, revêtant un élégant costume vert bouteille qui allait parfaitement avec ses cheveux, laissant dépasser des jabots de fine dentelle entre le col de sa veste queue de pie et démêla ses cheveux pour les séparer en deux parties et attachée la supérieur avec quelques épingles noires. Il se passa le visage sous l'eau pour se redonner une petite fraîcheur puis revint vers l'homme qui répondait au nom de Monseigneur Des Pins dont il attrapa le bras pour l'entrainer dehors, laissant un chat couleur chocolat derrière la porte, miaulant après son maître.

Sortant dans la rue, Elios offrit ses rayons à Lui qui semblait avec ses joues roses, ses cheveux éclatants et sa taille de jeune fille anorexique, comme une fleur en train d'éclore, encore recouverte d'une fine pellicule de rosée.
Tout sourire et pendu à l'hanse du bras de son client, il monta dans la voiture tirée par de magnifiques et montrueux chevaux noirs. Dans celle-ci se trouvaient deux autres hommes... semblant tout aussi riches que Des Pins. La journée promettait d'être bien bonne.
D'après le panier qu'il voyait aux pieds de l'un d'eux, le thé serait à l'honneur, et reconnaissant les saveurs étrangères proposées par ses soins dans sa petite boutique, il recevrait les compliments pour le goût merveilleux et exotique de chaque parfum.

Arrivés sur les quais, on offrit une main à Lui afin de l'aider à descendre. D'une main, il ramena les quelques mèches qui déjà s'étaient échappées de ses épingles avant de reprendre le bras de Des Pins et entrer dans le bois de boulogne... lieu qu'il aimait beaucoup pour son calme et son charme... parce que les arbres y étaient nombreux et magnifiques, parce que les plantes étaient respectées et non piétinées... et que l'herbe y était verte et non jaune.

Ils élirent un arbre près du chemin sous lequel ils se poèsent sur une nappe et Lui fut prié de servir de thé pendant que l'eau était encore chaude. C'est ce qu'il fit, son éternel sourire aux lèvres, regardant chaque homme dans les yeux lorsqu'il leur donnait leur tasse attitrée.

"Pour Monsieur De La Marle, ce sera un voyage à Londres que je lui offre... Pour vous Monsieur De la Donchère, le thé des Marquises... et vous Monseigneur..."

Il se rapprocha sensiblement de lui afin de murmurer dans son oreille un charmant:

"Thé des deux Amants"

Il lui sourit en se reculant, prenant lui même sa tasse de thé des deux Amants afin de ne pas rompre ce moment purement commercial et s'assit à genoux sur la nappe, légèrement cambré pour mettre en forme ses hanches saillantes et ses reins creux.

Un petit quart d'heure passa alors que tous dégustaient leur thé avant que l'un d'eux ne commença à parler d'affaires. Posant sa tasse, Lui vint poser son menton sur l'épaule de Des Pins et sa main sur son genou, regardant les deux autres débattre quand à la chute de la bourse du mois dernier. Une bonne heure passa ainsi... plongeant Lui dans l'ennuis le plus profond qui soit. Il profita d'un petit blanc de seulement quelques secondes pour donner l'idée:

"Les affaires sont les affaires... il me semble que nous sommes ici pour nous divertir n'est ce pas? et si nous faisions un jeu?"

Sa seigneurerie trouva l'idée fort excellente et dénoua son foulard pour le tendre à De la Marle. Lui ajouta:

"Colamaillard... excellement choix monseigneur"

L'enthousiasme... ou l'idée de ne plus entendre tout ces chiffres motivait Lui, si bien qu'il fit tourner De la Marle une fois que celui ci fut debout et qu'il lui donna des pistes afin qu'il le trouve. Lorsque ce fut fait, une bonne partie de rigolade à la clé, ce fut au tour du jeune roux de passer le foulard sur ses yeux. On le fit tourner et on lui donna de fausses indications pour rire de sa maladresse.

Les bras en avant, on le conduisit sur le chemin où le jeune homme frôla une silhouette. Tout de suite il sût que ce n'était pas Des Pins puisque la corpulence n'était pas la même...  ce n'était pas non plus un des deux autres imbéciles, la personne en face semblait plus svelte. Posant sans aucune gêne ses mains sur ses épaules et son visage, il annonça:

"Je donne ma langue au chat"

Et retirant d'un geste ample le foulard de ses mirettes, il découvrit en face de lui un jeune garçon brun aux yeux clairs et à la peau si pâle qu'on aurait dit de la crème vanillée qui semblait s'ennuyer d'après la tête qu'il tirait. Pouffant dans le creux de sa main, Lui rentra sa tête dans ses épaules, forçant un peu ses gestes pour faire rire les autres.

"Voulez vous vous joindre à nous?... Monseigneur... ce jeune homme peut il venir jouer avec nous... s'il vous plait..."
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Qui vous mangera de baisers,
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Ludwig Kain
Joueur de violon de rue / Prostitué

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Joined: 11 Oct 2007
Posts: 11

PostPosted: Fri 26 Oct - 15:45    Post subject: pique-nique Reply with quote

Ludwig se laissait guider au gré du vent comme toujours l’avait été sa vie, sa démarche était souple gracieuse et pourtant, il n’avait rien de ces nobles qui s’adonnaient à des jeux dans ce lieu, du coin de l’œil il aperçu Marius prendre place sur une couverture qu’il venait de tirer auprés de ses camarades.
Il aurait dû s’en douter de ce qu’il l’attendait en venant ici, et insister pour ne pas venir, mais voila il avait obéi comme toujours, après tout n’était-il pas le petit chien de ce cher lord…
Dans tous les cas il ne lui manquait plus qu’un collier, car nul doute que vers la fin de son tendre entretien avec ses camarades il le sifflerait, pour un retour mouvementé, à moins qu’il ne parvienne à ses fin avec le jeune duc d’Ashton qu’il semblait convoiter.
Un jeune homme blanc aux yeux vert et haut front, portant élégamment une petit moustache finement taillée, il n’aimait pas du tout ce genre d’ornement, mais que voulez-vous tous les goûts sont dans la nature.
Dans tous ces hommes et ces femme posés là, celui qui dénotait le plus de par sa grande beauté était bien le comte Thorne, il était grand, mince, élégant, aux longs cheveux auburn et aux yeux vert comme la menthe.
Il était bien élégant, même s’l fallait souvent s’attendre de sa part à des mots bien peu courtois dans son langage.
Non Ludwig ne se sentait vraiment pas à sa place, c’est pourquoi il marchait là entre les arbres.
Il pouvait regarder à sa guise les branches se balancer au gré du vent par cette belle journée ensoleillée, il formait à même le sol des jeux de lumière dignes des plus grand vitraux de Notre-Dame, pour quoi chercher ailleurs pour se raviver le cœur d’une fois en un monde meilleur…
Dans tous les cas on ne pouvait nier que s’il manquait d’occupation agréable et à son goût il avait quand même la chance de découvrir en ce lieu de merveilleuses prouesses de la nature…
Ses yeux argentés ne quittaient pas le sol ses pas peu a peu l’éloignaient de la voix montante de Marius et de ses camarades occupés à discourir sur les nouvelles inventions à venir.
Marchant sans bruit sans un mot, respirant à peine il fut surpris de se voir happer le visage et les épaules par une personne.
Son regard se releva sur l’étrange sirène à la chevelure flamboyante et au teint aussi pâle que la neige qui  semblait se méprendre sur lui …
Il ne pouvait que reconnaître que l’étrange créature avait des lèvres aussi rouges que le sang qui auraient sûrement fait se damner plus d’un homme.
La voie de la nymphe rousse monta doucement, déclarant qu’elle donné sa langue au chat, ce qui fit sourire amicalement  Ludwig qui répondit a cette personne sans trop chercher à y mettre la forme qu’il aurait peut être dû...
 
«  Ne lui donnez pas votre langue, il ne pourra sûrement pas la goûter à sa valeur, il serait dommage de priver une si ravissante bouche de cette délicate langue »
 
Il sourit puis  recula d’un pas …
La sirène de feu retira d’un simple geste gracieux son foulard qui lui cachait la moitié de son visage, il était d’une rare finesse et d’une grande beauté.
Et à ce moment Ludwig pensa qu’il aurait sûrement eu de la difficulté à trouver sa place dans ce monde face à de telle créature.
Il se demandait bien pourquoi Marius était venus le chercher en Angleterre quand des créatures aussi mystiques que celle-ci, se baladaient dans les rues de paris….
A Paris il en avait entendu parler de ces beautés de ces bar de ces rues éclairées, de sa vie enchantée, mais jamais il n’aurait pu supposé trouver telle créature.
Marius avait déjà subjugué longuement Ludwig et voilà qu’il se rend compte que ce dernier était loin d’être le seul à posséder tous ces âtres.
Il rougit légèrement se rendant compte qu’il avait peut être bien commis un impair magistral en parlant comme il l’avait fait à cette personne
La merveilleuse sirène se mit à rire cachant ses lèvres rougies, sous ses mains fines et blanches.
Ce petit rire cristallin eut l’effet de ramener Ludwig de sa contemplation, il fronça les sourcils pour voir la personne qui lui faisait face demander à ce qu’on lui permette de les rejoindre dans leurs jeux.
 
«  Je… »

 

Il donna un coup d’œil derrière lui cherchant au loin où se trouvait Marius, pouvait-il ainsi se joindre à ce groupe d’hommes sans risquer la colère de son maître…
 
«  Je ne pense pas que ma compagnie soit la plus favorable, je ne maîtrise pas encore aisément la langue française… »
 
Ce qui était vrai, son accent était horrible et il ne comprenait pas tout de ce qui ce disait …
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Lui Von Rosenstrauch
Commerçant / Prostitué de luxe

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Joined: 20 Oct 2007
Posts: 16
Localisation: Dans ton *** Chéri.

PostPosted: Fri 26 Oct - 22:41    Post subject: pique-nique Reply with quote

La brise légère faisait danser les larges boucles rousses dans son dos et sautillant d'excitation à l'idée d'amener un autre membre à leur jeu, Lui regardait avec tendresse le seul qui pouvait décider si oui ou non le jeune homme pouvait venir. Le roux n'avait pas demandé son avis au garçon... il savait que celui ci aurait peut être dit non alors à quoi bon demander son avis si on est sûr à 2/3 que la réponse sera négative?

En voyant le visage du garçon peu de temps avant de se tourner vers Des Pins, Lui avait lancé un petit clin d'oeil discret à son attention. Réflexe de descendant du grand Narcisse peut être... ou peut être simplement que la poésie avec laquelle s'adressait le garçon à l'accent fort plaisant lui convenait. Le soleil doucement chaud de la journée explorait toujours la Terre de ses longs et magistraux rayons, frappant le feuillage des arbres avec majesté pour marbrer le sol d'ombres aux formes exotiques. Les deux accolytes assis sur la nappe semblaient enchantés de l'idée qu'avait eu Lui... ces deux imbéciles heureux semblaient s'émoustiller à la moindre mousse de dentelles, intéressant.

Des Pins quant à lui semblait réfléchir. Il avait bien-sûr entendu la jolie phrase prononcée par ce jeune homme à l'égard de "son" Lui qu'il considérait comme étant à lui seul et hésitait à le faire entrer dans ce jeu qu'il savait plus tactil qu'autre chose. La jalousie avait toujours dévoré cet homme lorsqu'il s'agissait du roux. Avant de le rencontrer, il était obligé de se contenter d'une vie morne, jonglant entre les affaires et les attouchements peu excitants que lui demandait sa femme qui portait déjà en elle, leur enfant. Au bord du suicide alors qu'il s'était précipité dans ce salon pour fumer de l'opium, il avait payé le prix pour que le gérant lui donne de quoi le satisfaire avant qu'il ne parte... jeu de mot alors qu'un revolver se cachait dans sa veste. Le gérant, un italien de mauvaise vie avait fait appeler quelques jeunes filles en voyant la liasse de billets que lui avait offert Des Pins... et voyant que celui-ci cherchait de nouvelles expériences, il avait enfin consentis à faire demander Lui au plus vite. Celui-ci accourant dès que l'argent coulait à flot, s'était précipité sur l'occasion d'arrondir la fin de la semaine. Ainsi s'étaient rencontrés les deux hommes au milieu de ces corps drogués et ces caresses superficielles.
Dès lors, Des Pins -dont Lui avait trouvé judicieux de l'appeler officieusement Du Gland étant donné ses mensurations exceptionnelles- le demandait chaque semaine lorsqu'il ne pouvait plus supporter sa sotte de femme qui lui demandait des fraises... puis vint la période de "tout les jours"... l'argent affluant chez Lui comme de l'eau s'écoulant d'une fontaine à Versaille. Cependant Lui ne pouvait se contenter de cet homme seul. En fait ce n'était ni une réaction par rapport à l'argent qu'il voyait s'écraser dans le creux de ses mains ni un excès de nymphomanie dure, mais il avait peur que cet homme à l'arrière goût presque dépressif ne tombe amoureux étant donné qu'il faisait tout pour le combler... le roux avait donc mis une condition: Ne pas se voir plus de deux fois par semaine. Ne pouvant refuser devant un visage si pure dont les joues roses et les lèvres brillantes luisaient à la lueur de cette chandelle qui témoignait de leurs ébats, Du Gland avait finalement accepté.

Aujourd'hui, Lui avait d'autres clients et le vertueux Des Pins qui ne se gardait que pour lui n'avait plus le choix, s'enfermant dans ce silence de jalousie et de possessivité infantile. Il soupira et remarquant bien qu'inviter ce jeune garçon ferait plaisir à son cher et tendre jouet, acquiessa d'un signe de tête, un bref sourire aux lèvres, pointant son index vers le ciel comme un maître parle à son élève.

"Si et seulement si ce jeune garçon est d'accord."

Entendant les deux autres, Lui s'était tourné vers le jeune homme et avait ajouté, le prenant par la main sans aucune gêne (provoquer la jalousie allourdissait toujours la paye), et l'amena vers la nappe en lui disant, compatissant dans un sourire:

"Pas besoin de savoir parler Français pour jouer à ça... venez boire quelque chose avant, il vous faut prendre des forces"

S'asseyant au côté de l'homme, il servit une tasse de thé au garçon avant de passer son bras autour des épaules de DP pour soulager un peu la tension de celui-ci.
Chacun leur tour, il présenta les hôtes:

"Alors voici Monseigneur Des Pins, Monsieur de la Marle et Monsieur de la Donchère... appellez moi Lui"

Donner son nom de famille était quelque chose qu'il ne faisait jamais. Parce que donner son patronyme signifiait donner son identité et ainsi, offrir aux autres le choix de l'envoyer à la police ou non... la sodomisation étant plus punie que la prostitution par la loi à cette époque.
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Ludwig Kain
Joueur de violon de rue / Prostitué

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Joined: 11 Oct 2007
Posts: 11

PostPosted: Sat 27 Oct - 14:34    Post subject: pique-nique Reply with quote

Ludwig ne savait trop comment agir face à la société, il avait bien entendu par le passé été mis en contact avec ce monde, mais jamais plus d’une nuit , la seule fois où il avait été mis plus longuement entre les mains de ce monde de riche, avait été au contact de Marius Thorn qui l’avait plus d’une fois aiguillé pour ne pas commettre les impairs , irréparables, il était plus que conscient du danger dans lequel lui petite sourie risquait de ce maître, en plus il n’avait pas grand-chose à offrir à ces hommes qui la plupart du temps de la journée cherchaient la compagnie des femmes, et qui discutaient de la bonne façon de faire briller leur nom au dessus des étoiles de l’éternité.
Mais pouvait-il décemment refuser quand tout ce beau monde semblait accepter sa participation et ce sans qu’il n’ait lui-même été présenté…
En plus la nymphe au traits masculins qui le tenait maintenant entre ses mains semblait demander son aide telle une sirène échouée au milieu d’une tempête sur une côte asséchée.
Pouvait-il décemment refuser de porter secours à la jolie créature qui papillonnait de ses longs cils… ??
Non ça n’aurait pas été très courtois, et Marius dans tous ça ???
Apparemment son maître semblait occupé, peut être même qu’il allait l’oublier ce ne serait pas étonnant venant du jeune homme, il était si égoïste si capricieux…
En même temps ces traits de caractère alliés a la désobéissance de Ludwig ne risquait-il pas de créer un conflit avec ce beau monde.
Plus il réfléchit plus la situation lui semblait des plus précaire…
Avait-il le droit de prendre un tel risque ??
 
*Si seulement Marius m’avait laissé chez lui j’aurais pu jouer du violon et toute cette situation ne se serait pas présentée a moi *
 
Mais voilà il était là et tous semblaient attendre de lui un mot, il était normal ils lui avaient tous été présentés et il était maintenant à côté d’eux, les mains entourant une tasse de faïence à la peinture blanche à basse de plomb. Les décors représentent aussi bien des scènes de vie à la campagne, les armes et devises d'une famille, sûrement du Delft il aimait beaucoup cette porcelaine qu’il avait appris à connaître au manoir Thorn…
 
«  Puisque vos amis semblent enclins a accepté ma compagnie, je ne peux vous refuser de m’adonner à votre jeu au moins une fois pour vous remercier de votre hospitalité.. »
 
Il regarda Lui, celui-ci accroché au cou de cet homme, il était d’une rare beauté et plus Ludwig le regardait plus ses joues s’empourpraient et le malaise montait, il sentait le regard oppressant de l’homme qui semblait ici décider de sa présence.
Mais quelque part Ludwig ne craignait nullement cet homme il était conscient que lui et la nymphe de feu pendue à sot cou n’étaient pas de la même trempe et que, quoi qu’il arrive pour sa santé mentale il valait mieux pour lui de ne pas s’approcher de trop prés de la belle créature, au risque de se voir consumer.
Pris dans cette contemplation il en avait oublié de mentionner son nom, il revint à lui quand un murmure lui parvint….
 
«  Ho pardonnez mon inattention, je suis confus j’ai oublié de me présenter, my name is Ludwig Kain »
 
Il soupira intérieurement il ne connaît pas encore trop bien les moeurs de ce monde , même si par chez lui les choses ne devaient pas vraiment différer , il préféra regarder le liquide brun clair qui reposait dans sa tasse pour ne plus poser les yeux sur le jeune homme répondant au nom de Lui , une douce fumée montait de la tasse venant caresser son odorat, et lui indiquant que le mélange reposant dans cette tasse était sûrement du citron et des feuille de menthe, une boisson qui se devait d’être rafraîchissante…
Inquiet il ne pu que se tourner au bout d’un moment pour s’assurer que Marius ne débarque pas en lui hurlant dessus, quoi qu’il doute que celui-ci ne le fasse. Marius était discret en public, la plupart du temps il ne montrait sa colère qu’en privé ou devant ses parents.
Pour tous Ludwig était un ami anglais venu finir ses études au conservatoire de Paris, en violon.
Et Marius avait depuis peu demander à rencontrer le directeur de celui-ci pour faire admettre Ludwig…
Mais il n’y avait encore rien de fait et puis ce n’était qu’une couverture Ludwig le savait, il était sa chose et il le resterait quoi qu’il advienne …
 
Il finit par plonger ses lèvres dans le thé, se brûlant légèrement la langue ce qui lui tira une petite grimasse dissimulée sous ses mèches noires beaucoup trop longues…
Ses yeux gris finirent par réapparaître pour chercher une accroche qui lui expliquerait ce qu’on attendait de lui, c’est naturellement que ceux-ci tombèrent sur le jeune homme qui l’avait conduit ici …
 
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Lui Von Rosenstrauch
Commerçant / Prostitué de luxe

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Joined: 20 Oct 2007
Posts: 16
Localisation: Dans ton *** Chéri.

PostPosted: Sat 17 Nov - 18:50    Post subject: pique-nique Reply with quote

L’hospitalité… il n’y avait pas grand chose d’hospitalier dans les gestes de Lui si ce n’était cette tasse de thé un peu chaude qu’il avait fourré dans les mains du garçon. Celui ci s’était fait attraper par le roux alors qu’il avait les yeux bandés… Lui avait pensé bon de l’inviter au jeu car plus on est de fous et plus on rit.
 
Ce petit chaton assit sur la nappe un peu froissée regardait Lui avec ses joues roses, on aurait dit un petit garçon que l’on présente à une petite fille, c’était absolument délicieux. Tellement plus exquis que lorsque DP le regardait à la lueur de la bougie après avoir jouit ses tripes entre les reins du roux et que ses yeux brûlaient encore d’un désir non assouvit alors que sa main parcourait son dos comme un cavalier prend soin de son bucéphale.
Ce jeune homme s’appelait donc Ludwig Kain… ce nom ne sonnait pas vraiment en accord avec son accent anglais… Ludwig –et Lui était bien placé pour le savoir, était un prénom de l’Est et non du nord et Kain tout autant… mais il ne fit pas réellement attention à ces détails alors que sa propre main s’immergeait dans le dos, sous la veste de son client qu’il sentait frémir de possession. 
 
« J’espère que la France vous plait cher Ludwig »
 
Il avait dit ça avec entrain, d’un ton un peu plus aristocratique qu’il ne l’était lui même… vieille habitude pour le théâtreux qu’il était, jouer les rôles lui donnait l’impression d’être important… bien que ce ne fut pas le cas. Son costume de petit jeune homme sûr de lui et fort heureux retiré lorsqu’il rentrait chez lui ou lorsqu’il était seul, et puis plus rien, il laissait toujours la vieille et malodorante mélancolie des romantiques s’emparer de lui jusqu’à l’étouffer dans ses draps poisseux de sueurs cauchemardesques. Ce petit rôle qu’il se donnait en tout et pour tout pour l’argent était devenu un vieux rituel dans sa morne vie de pauvre voyageur qu’il était autrefois.
 
L’enfant aux semelles de vent l’appelaient ses parents… Lui avait forgé son manteau de personnalité au fur et à mesure de ses voyages dans presque tout le monde entier au gré des économies de monsieur et madame Von Rosenstrauch. De chaque lieu qu’il visitait il prenait un aspect de sa personnalité et finissait par dans sa chambre le soir, se prendre pour le roi de tel pays d’orient avec son superbe turban qui enroulait ses cheveux roux qu’il maintes et maintes fois avait eu envie de couper pour ressembler aux gens qu’il croisait dans les rues de ces lieux qu’il aimait tant. De là venait sa façon de nouer ses cheveux avec ce pinceau qu’un client lui avait offert après l’avoir immortalisé sur papier… de là venait sa façon de s’assoire, tout le grâce des prostituées chinoises avait déteint sur lui comme de la peinture sur un carré de soie… De là venait sa riche culture sur la cuisine étrangère qui lui valait les félicitation de ces plus riches clients…
 
Le nœud de tout ces lieux n’était autre que Lui qui rassemblait dans son corps et sa manière de vivre ce qu’il avait pût calquer de sa vie passée.
 
Des jolies perles grises se relevèrent vers lui alors qu’il était toujours dans cette coquille de jeune homme heureux et souriant. Il inclina son visage sur le côté en voyant ledit Ludwig grimacer ses lèvres dans le thé… il semblait s’être brûlé… ou alors le thé ne lui plaisait pas… en tout cas le silence que n’attendait pas Lui était un peu long alors que ses prunelles dans les siennes, il essayait de voir ce qu’il se cachait derrière ce rideau de cheveux longs.
 
Il tira de sa poche son mouchoir de soie sauvage et s’arracha des bras de Des Pins pour venir ramper jusqu’au jeune homme auquel il tamponna les lèvres pour lui éviter de salir sa manche alors le thé de Lui marquait le tissu de tâches jaunâtres en raison des herbes qu’il y mettait pour en donner leur parfum.
Les deux messieurs s’étaient remis à parler affaire alors que pour eux le silence était trop long, et DP suivait discrètement les gestes de son précieux roux en écoutant ses collègues.
 
« Sir Ludwig… nous jouions justement à colle à maillard… cela vous tenterait il lorsque vous aurez terminé votre tasse ? »
 
Son mouchoir de soie retourné se blottir dans le fond de sa poche de redingote, il lui montra le bandeau au cas où il n’aurait pas compris avant de lui poser sur la cuisse et de remuer sa tête car il était gêné par ses cheveux. Il se redressa et tira un ruban qui pendait de la poche sur le cœur de DP –oui celui ci préparait toujours tout au cas où, puis tortilla ses boucles dans une tresse avant d’en nouer le bout en souriant.
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Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !


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Ludwig Kain
Joueur de violon de rue / Prostitué

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Joined: 11 Oct 2007
Posts: 11

PostPosted: Wed 2 Jan - 21:47    Post subject: pique-nique Reply with quote

Ludwig écoutait cette langue chanter autour de lui, le français étais une langue douce et si amusante ; de plus il avait remarqué que quand lui-même parlait français, les gens lui trouvaient un accent adorable.
Mais lui, il préférait de loin l’accent des français, il était doux : ils roulaient leurs lettres, ça donnait l’impression qu’un petit oiseau chantait au creux de son oreille. Et il aimait ça, ça le faisait rêver, et la jolie sirène à la crinière de feu qui était devant lui était envoûtante ; et quand ses lèvres rouges s’entrouvraient pour laisser ce joli chant monter dans le vent, il avait l’impression qu’il lui demandait de mourir pour lui. Et plus étrange encore son sourire l’aurait fait accepter. Il n’était pas dur de comprendre pourquoi l’homme qui était avec cette charmante créature sortie tout droit des contes de son enfance était si présent, de sont regard bienveillant sur le rubis…Il fallut un moment à Ludwig pour comprendre que la belle flamme ardente installée non loin de lui parlait bien à lui, sa voix semblait si irréelle, non, jamais Ludwig n’aurait pensé croiser une autre créature aussi envoûtante que son bon Marius… Il vit le jeune homme se mouvoir tel un serpent avec toute sa grâce, jusqu’à lui où il le tamponna avec tant de douceur que à travers le tissu soyeux Ludwig sentit la chaleur de ses doigts.
Ce qui le fit rougir légèrement. Tant d’attention, lui qui en avait si peu eu, il n’était qu’une chose, un jouet qu’un enfant riche et égoïste avait acheté à bon prix.

« Ce... Euh… Oui … C’est vraiment beau, comme les gens qui y vivent. »

Il avait les yeux argentés plongés dans les deux perles de son vis-à-vis comme pour démontrer à celui-ci qu’il parlait de lui. Oui, il était l’une des plus belles choses que ce pays lui ait dévoilé, créature noble pourtant habillé de cette couleur de convoitise. A tel point qu’il n’aurait pas été étonné de voir un taureau foncé sur lui, et ce taureau serait sûrement cet homme bien mis qu’il regarda un moment du coin de l’œil. Oui Ludwig était clairvoyant et se doutait que si le jeune homme face à lui donnait trop d’intérêt à sa petit personne, cette douce recréation loin de sont maître ne serait bientôt plus qu’un souvenir. Il n’avait pas du tout l’intention de se prétendre être ce qu’il n’était pas.
Cette charmante créature méritée bien mieux qu’un petit prostitué perdu dans une terre nouvelle et inconnue à ses yeux.
Il avait là un homme bien mis et fortuné, lui qui portait des vêtements offerts par sont maître, et souvent Ludwig se demandait ce qu’il deviendrait quand Marius se lasserait de lui. Finirait-il comme ses nombreux jouets d’enfant ébréchés que l’on met dans une boite et qu’on oublie sous un lit ?
Oui sûrement était-ce qui attendait Ludwig, mais pouvait-il s’en plaindre ? Non, tout était mieux que de servir sa mère et de la voir se détruire et de se rendre compte que cette créature qui portait le nom de mère, qui l’avait nourri au sein ne désirait que sa mort.
Il revint de ses pensées pour regarder le jeune homme qui lui faisait face et venait à nouveau de mouvoir les deux trésors rouges qui lui servaient de lèvres…
Elles étaient envoûtantes, d’un rouge carmin miroitant comme des miroirs sous le soleil ; elles étaient si belles et désirables qu’une pomme dans le soleil l’aurait bénis de ses bienfaits pour la rendre juteuse. Mais elle deviendrait aussi empoisonnée que la pomme dans le conte de Blanche Neige, car si Ludwig s’y perdait, il finirait sûrement étendu sur le sol mort d’un coup d épée.
« Colle à maillard… »

Répéta-t-il un peu perdu dans ce monde nouveau et dans les méandres de cette langue si douce et si envoûtante. C’était comme quand Marius lui faisait l’amour, il écoutait cette langue, ça lui donnait toujours tant de frissons…

«Oui.»

Pourquoi refuser ? Apparemment Marius ne semblait pas s’enquérir de sa disparition. Dieu qu’il aurait aimé avoir sont violon pour jouer un petit air à cette douce créature et pourquoi pas la faire danser pour voir se mouvoir sa crinière de feu onduler sous les pas et le rythme de endiablé d’une valse, où les corps de frôler dans de tendres promesses de plus…
Oh rien que de le voir ainsi lui suffisait mais il ne pouvait empêcher sont regard aussi froid que le métal que de s’enflammer et devenir de la lave d’argent en fusion se poser sur la flamme dansante de ce corps gracieux.
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